Pour les 17 enclos
existants, les impôts sont inchangés
; par contre, tout homme qui viendrait s’installer
dans la bastide, devra cinq cent sous Morlaas
à Monseigneur Gaston. Si la charte
d’affranchissement présente
des avantages pour les habitants d’Asson,
elle leur vaut aussi quelques contraintes.
Ainsi, par exemple, à chaque visite
du Seigneur et de sa suite, les affranchis
sont tenus de vendre leurs produits sans
pratiquer une quelconque hausse des prix,
mais aussi chacun devra héberger
deux chevaux s’il y a de la place.
Partant de là, Asson
va s’avérer une bourgade prospère
si l’on en croit les dénombrements
: celui de 1385 fait état de 57 feux
et plus tard, celui de 1549 mentionne 150
foyers.
Aujourd’hui les traces
de la bastide ne sont que très peu
visibles au sol, mais le contour est en
revanche parfaitement dessiné sur
le plan cadastral de 1820. Même si
la Bastide d’Asson échappe
aux clichés géométriques
traditionnels, elle s’inscrit pourtant
bien dans ce mouvement de création
de villes neuves.
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